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14 juillet 2015 2 14 /07 /juillet /2015 19:39
J'ouvre ce livre au hasard (ce qu'on n'a pas, ce qu'on n'est pas, ce dont on manque)

Et j'aurais pu croire que ta foi, à défaut d'amour, plus encore que l'amour, que ta foi dans l'amour de nos vies sublimées, comme une pluie mêlée de soleils, que cette éternité révélée aurait pu nous consoler

Mais ce livre n'était que feuilles, encre, colle, poussière de mots, et nos vies de même, feuilles dans le vent, et poussière encore, becquetées, poudre, que Dieu même s'il existait ne pourrait absoudre

Et pourtant le ruisseau coule, ta main fine y laisse une écume un peu verte si vite disparue, un frais reflet murmuré, le regret d'un adieu une vapeur un fantôme un voile une brume le songe de ce dernier baiser à jamais recueilli sur tes lèvres ouvertes

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Published by francoisjeandelapommeraye
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