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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 05:51
"Octobre dans le chemin :  fer de Terre"

y avait une petite allée à San Francisco Sud lstation du Pacifique South Beach Towns'End « Ti-Jean, n'oublie jamais que tu es breton » : briques rouges  somnolence paresseuse d'après - midi avec tout ce monde au travail dans les bureaux à l'air conditionné la ruée vers l' imminence de leur frénésie de banlieue dès qu'il serait temps  chargement en masse  hors des bâtiments et dans les autobus tous bien habillés à travers le  Frisco des travailleurs des chauffeurs de camion et de la crasse des pauvres le long de la  Troisième Rue des clochards perdus avec même ces Négros si désespérés tout à gauche de Berry Street et maintenant tout ce qu'ils font est de rester là à cracher dans le verre brisé parfois cinquante en un seul l' après - midi contre un mur de la Troisième Rue près d'un Howard Johnson  et voici tous ces producteurs aux noeuds de cravates en  soie pure San Carlos navetteurs de l' Amérique et de l' acier civilisés  par le San Francisco Chronicle  le San Francisco Call-Bulletin « Ti-Jean, n'oublie jamais que tu es breton » même pas le temps d'être dédaigneux ni hautains , ils ont  à attraper le 130, le 132, le 134, le 136 tout ce chemin jusqu'au 146 et jusqu'à l'heure du souper le soir dans les maisons du chemin de fer de Terre quand haut dans le ciel les étoiles magiques montent au- dessus des trains de marchandises - tout ici en Californie, « Ti-Jean, n'oublie jamais que tu es breton »   elle est  en moi tout en mer tout en nerfs, je nage hors d'elle hors de cet après - midi aux  soleils méditatifs   avec ma tête de mouche-mouchoir comme  une lanterne au freineur ou -(sinon travail) sur le livre, je regarde le ciel bleu parfait et je sens la chaîne du bois de chêne de la vieille Amérique sous moi et j'ai des  conversations folles avec les Noirs -et tout afflue par ces fenêtres de l'âme- la communion déplacée  en rafales  dans cette petite ruelle qui est tellement comme les ruelles de Lowell et j'entends au loin dans le sens de la nuit prochaine que le moteur appelle nos montagnes. Mais il était cette belle coupe de nuages je pouvais toujours voir par - dessus la petite allée parmi les bouffées flottantes d'Oakland par la Porte de Marin au nord ou au sud de San Jose « Ti-Jean, n'oublie jamais que tu es breton », ma clarté pour briser votre cœur.  Le tambour fantastique bourdonnant dans l'après-midi rien à faire dans  'ole Frisco à  l' extrémité de la terre « Ti-Jean, n'oublie jamais que tu es breton » parmi leurs tristesses - le peuple - l'allée pleine de camions et de voitures d' entreprises mais personne ne savait où  j'étais toute ma vie trois mille cinq cents miles de ma naissance sans appartement sans apparentement toujours sans bruit sans abri sans appui mais toujours m'appartenant  dans cette Great America ce qui n'a pas de prix  mercy on me Jean-Louis  Lebris (de    Kerouac)           « Ti-Jean, n'oublie jamais que tu es breton »

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Published by francoisjeandelapommeraye
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